Et si vous étiez simplement spasmophile  ?

Cet article a été publié par biocontact en avril 2016

Fourmillements ou engourdissements dans les extrémités, crampes, douleurs dans la poitrine, tachycardie légère, contractures dans les mâchoires ou dans les muscles, malaises parfois difficiles à définir, fatigue, nervosité, déprime, angoisse… parfois ces maux courants sont traités lourdement alors qu’ils ne sont que l’expression d’un terrain spasmophile décompensé….

 

Une question de terrain…

Littéralement « affinité pour le spasme », la spasmophilie est définie comme une hyper excitabilité musculaire et nerveuse. Le terme a été crée par un médecin français dans les années 60, le docteur Klotz. On estime qu’environ 15 millions de personnes en France seraient touchées, mais son diagnostic est parfois si flou et difficile qu’une spasmophilie latente ou légère peut passer inaperçue. Les véritables crises de spasmophilie ou de tétanie sont peu courantes et sont l’ultime signal d’alarme d’un organisme véritablement « à bout de nerf ». Tant qu’elle est latente ou que l’organisme compense assez bien, ses symptômes sont si divers et variés qu’ils en font une « maladie » inclassable, alors qu’il s’agit plutôt d’un terrain particulier. D’ailleurs, la spasmophilie ne se « guérit » pas : on le reste toute sa vie, mais en évitant certaines erreurs, les désagréments disparaissent. Bon nombre de personnes qui souffrent de dépression, d’angoisse, de tachycardie légère ne sont que des spasmophiles qui s’ignorent. L’hérédité est en cause : avoir des parents spasmophiles y prédispose les enfants, ainsi qu’une hérédité alcoolique ou épileptique. Un spasmophile est généralement une personne émotive et sensible, plutôt introvertie, qui somatise énormément et peut présumer de ses forces car c’est souvent un perfectionniste qui ignore les signes de fatigue. La spasmophilie arrive généralement sur un terrain anxieux. Il y a généralement une prédisposition, mais un stress ou un surmenage récurent peut la faire apparaitre. La spasmophilie peut être latente pendant des années, se manifestant parfois par des troubles mineurs : fourmillements légers dans les extrémités, contractures occasionnelles, constipation passagère, grande émotivité... tous ces symptômes étant notoirement aggravés ou déclenchés par le stress. Ensuite le processus peut s’aggraver petit à petit ou brusquement ; suite à un stress ou un surmenage prolongé, à un mode de vie ou d’alimentation inappropriés, l’organisme tente de s’adapter et décompense brutalement quand il est dépassé…. Bien des burn out représentent un tableau complet de spasmophilie… Elle peut également se déclarer suite à des changements hormonaux : puberté, grossesse…

 

Le mécanisme ? un cercle vicieux

Le stress et les carences en calcium et magnésium en sont les principaux acteurs. L’hypothalamus, le centre de régulation de l’organisme, est alors dépassé et perturbé dans son fonctionnement par un conflit conscient ou inconscient. Une fois le processus enclenché, la spasmophilie pourra s’autoalimenter à l’infini. Une personne spasmophile sécrète plus d’adrénaline que la moyenne : c’est l’hormone de l’effort, de la lutte contre la fatigue et le stress. Sa sécrétion permet à l’organisme de puiser dans ses réserves et entraine une sensation illusoire d’énergie (qui encourage à faire toujours plus), une insomnie, une baisse des défenses immunitaires…donc au bout du compte davantage de fatigue…fatigue qui poussera l’organisme à sécréter encore plus d’adrénaline pour survivre. Si on rajoute une exposition permanente aux champs électromagnétiques (ordinateurs, portables, wifi) qui empêchent la baisse d’adrénaline, c’est un premier mécanisme qui s’est mis en place. Pratiquement tous les symptômes de la spasmophilie obéissent à cette règle : l’insomnie, en perturbant le mécanisme d’absorption du calcium et du magnésium est un des facteurs d’aggravation les plus importants. Une digestion perturbée, en fabriquant des toxines et en fatiguant le foie va occasionner une mauvaise absorption de la vitamine D3, ce qui va alimenter le dysfonctionnement. Une constipation spasmodique entrainant l’utilisation de laxatifs va vider les réserves déjà faibles de magnésium…. Et ainsi de suite. Longtemps après que le facteur déclenchant ait disparu, la spasmophilie peut ainsi continuer de miner l’organisme, jusqu'à ce que la personne atteinte en comprenne le mécanisme, réforme son mode de vie, accepte enfin de prendre soin d’elle et de se réserver des plages de détente. Le coup de pouce des plantes et de l’homéopathie sera également salutaire à l’organisme épuisé.

 

Comment diagnostiquer la spasmophilie

Son diagnostic clinique est difficile : la spasmophilie se caractérise par des baisses brutales de calcium et de magnésium dans le sang, mais surtout dans les globules rouges, ce qui est rarement recherché. Le taux de magnésium sanguin peut être normal, tandis que le taux présent dans les globules rouges est anormalement bas.  Un terrain spasmophile est très facilement décelable par iridologie, l’examen de l’iris de l’œil. Entre la pupille et le bord de l’iris, on observe plusieurs rangées de cercles concentriques .On peut rechercher le signe de Chvostek : il s’agit de percuter à l’aide d’un petit marteau à reflexe médical le milieu d’une ligne allant de la commissure des lèvres au lobe de l’oreille. La bouche doit être entrouverte et les lèvres bien relâchées. On voit apparaitre chez la personne spasmophile une contraction du muscle au dessus de la lèvre supérieure. La spasmophilie peut être toutefois être suspectée ou détectée à la simple description d’un ensemble de symptômes, impérativement associé à des caractéristiques émotionnelles. On ne peut pas diagnostiquer une spasmophilie sur un seul trouble, mais sur un ensemble de signes, chaque personne présentant des symptômes différents, mais dont la totalité est évocatrice d’une spasmophilie. Les symptômes concernent tous les muscles, moteurs et viscéraux, ainsi que les nerfs sensitifs. Les symptômes digestifs ou respiratoires en font également partie. Le matin, le spasmophile se réveille fatigué, surtout après une nuit de sommeil réparateur, la journée se passe souvent en dent de scie, entre sursauts d’énergie et coups de pompe. La liste des troubles liés à la spasmophilie sont nombreux, il est difficile d’en dresser une liste complète ici, mais se retrouve souvent : colopathie fonctionnelle ou syndrome du colon irritable, sensation de crispation des mâchoires, contractures musculaires, difficultés à digérer, sensation de boule dans la gorge, tachycardie sans gravité, palpitations, vertiges, hypotension orthostatique (vertige se manifestant lorsque qu’on se relève rapidement), fourmillement ou engourdissement dans les extrémités, fatigue surtout au réveil, insomnie, sensation d’oppression respiratoire, anxiété, hyperémotivité, dépression légère, malaise vagal, nervosité, sensation de nœud au plexus solaire, règles douloureuses, syndrome prémenstruel, spasmes divers, crampes… Le milieu médical et l’entourage est souvent septique et impuissant à comprendre le mal être grandissant du spasmophile. L’aide d’un thérapeute est souvent indispensable pour faire le tri, comprendre les mécanismes et accompagner le nécessaire changement de mode de vie.

 

Le rôle de l’alimentation et de l’hygiène de vie

Soigner la spasmophilie, c’est avant tout mieux se connaitre et anticiper les besoins de son organisme. La gestion du stress est indispensable : se ménager des plages de repos, avoir recours à des techniques de relaxation et/ou de massage, pratiquer une activité artistique mais aussi sportive. On le sait peu, mais l’activité physique permet de « brûler » l’adrénaline toujours produite en excès par les spasmophiles.  Si en plus la pratique sportive se fait en plein air, l’impact positif et apaisant sur le système nerveux est optimal. Que les moins sportifs se rassurent : nul besoin de faire un marathon chaque semaine, une petite marche journalière suffira. Ne pas hésiter en cas de stress intense à tout lâcher pour aller pratiquer une activité sportive : le stress aura moins de conséquence sur l’organisme.  L’alimentation devra faire la chasse à tout ce qui occasionne une déminéralisation de l’organisme : alcool, tabac, café… sont de grands perturbateurs du métabolisme phosphocalcique et magnésien. Attention à l’excès de fruits crus, responsable de graves aggravations de spasmophilie. Les fruits sont naturellement chargés d’acides ; ces acides sont utilisés dans nos cellules et comburés en gaz carboniques et en eau. Mais le potentiel d’utilisation et de transformation de ces acides est très variable suivant les organismes : plus la personne est frileuse et fatigable (ce qui est souvent le cas des individus spasmophiles) et moins elle pourra utiliser ces acides. Non transformés, les acides doivent être éliminés : l’organisme va former des couples acides/base pour neutraliser l’acidité et éliminer le couple ainsi formé via les urines. Or, la base sacrifiée dans cette opération sera soit du calcium soit du magnésium…. En sachant que plus il fait froid, plus le potentiel de transformation est faible, les personnes sensibles doivent impérativement limiter leur consommation hivernale de fruit et les consommer exclusivement à partir de 17 H, heure à partir de laquelle l’organisme commence à pouvoir comburer les acides dans ses cellules. L’observation est valable pour tous les aliments acides : tomates, jus de fruits, yaourts… Attention aux cures de jus de citron ou de vinaigre.  Il est recommandé d’avoir l’alimentation la plus saine possible, en limitant au maximum la présence d’additifs chimiques : nombre d’entre eux sont suspectés de perturber le système nerveux et le mécanisme d’absorption des oligo éléments. Enfin, une personne spasmophile doit se préserver au maximum des ondes électromagnétiques qui vont perturber son sommeil et épuiser son système nerveux.

 

Les plantes et compléments de la spasmophilie 

En cas de spasmophilie, un thérapeute avisé préconisera toujours un drainage du foie, étape vitale dans l’absorption de la vitamine D3 : inutile d’en avaler des quantités journalières si votre foie n’est pas en capacité de l’assimiler… Des plantes comme l’aubier de tilleul, la fumeterre, le desmodium ou le chardon marie viendront soutenir le travail d’un organe très sensible au stress. Ce n’est pas rien qu’on parle de « se faire de la bile ». Il faudra ensuite veiller à apporter le magnésium et le calcium dont la carence est établie.  Il faut choisir un magnésium d’origine naturelle, non synthétique et ne pas se complémenter en permanence. Privilégier des cures régulières, mais espacées.  Un apport de magnésium naturel peut se faire à l’aide de Dolomie, une roche naturellement riche en calcium et magnésium, dans un rapport équilibré. Un apport d’oméga 3 sera souvent judicieux, sous forme de noix, d’huile de noix ou de poissons gras. Des bourgeons de plantes comme le figuier ou le tilleul seront bien utiles pour restaurer un sommeil souvent déficient et rééquilibrer le système nerveux. En cas de crise, des huiles essentielles pourront aussi être d’un grand secours ; Marjolaine des jardins, Basilic, Ravintsara, Lavande vraie, Camomille noble, 2 gouttes de chaque dans une cuillère à café d’huile végétale, à utiliser en massage sur le plexus solaire, les poignets et la plante des pieds. Un traitement de fond homéopathique sera aussi envisagé : l’homéopathie intègre les symptômes généraux et psychologiques et sera aussi toute indiquée pour équilibrer un terrain spasmophile.

 

La spasmophilie est un syndrome aux multiples facettes, reflets de nos peurs profondes et de notre souffrance émotionnelle. La détecter, c’est mieux se connaitre, en comprendre le fonctionnement, c’est s’en libérer. Les thérapies naturelles sont là pour offrir leur aide à des personnes parfois incomprises. En prenant soin de vous, une vie de spasmophile heureux vous attend !

 

Marie Chetaille

 

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