Hypersensibles/Hyperactifs, les deux faces d'une même médaille

Hypersensibilité aux ondes, au stress, nervosité, hyperactivité, spasmophilie… Ces maux très différents ont pourtant souvent des causes proches, parfois identiques, mais avec des conséquences parfois opposées, chaque organisme ayant des réactions différentes suivant son terrain, sa constitution homéopathique, ses antécédents…. Deux individus avec des terrains opposés verront donc leurs organismes réagir de manière très différente à un même stress.  L’environnement dans lequel nous vivons influe tant sur l’hypersensibilité que sur l’hyperactivité. Et si on oubliait un peu le psychosomatique pour parler aussi du somatopsychique, ou quand notre organisme influe sur notre esprit ?

 

Le terrain, le point de départ de notre parcours

 

Difficile d’aborder une notion de terrain sans parler des constitutions homéopathiques : cette grande médecine de terrain occidentale accorde une place à part entière aux signes comportementaux et au caractère de la personne. Les homéopathes ont compris depuis longtemps qu’une même cause donnera lieu à plusieurs formes de défense, chaque terrain ayant un mode de réaction propre. L’homéopathie distingue trois grandes constitutions, dont deux sont naturellement plus prédisposées à l’hypersensibilité et l’hyperactivité. Ne seront abordés ci-dessous que les traits psychologiques tant le sujet est vaste.

La constitution carbonique est la moins concernée par les dérèglements du système nerveux. C’est en général un optimiste, parfois un peu rigide mais consciencieux et régulier. Souvent trapu, il sait s’économiser mais malmène son organisme par des excès de table… à la rigueur le stress pourra amplifier tous les problèmes cardio vasculaires latents comme l’hypertension.

 

La constitution phosphorique est davantage touchée par le stress. Ses représentants sont minces, élancés, souvent grands. La fragilité aux infections, voire la fragilité pulmonaire est souvent présente. Sur le plan psychique, ce sont des nerveux, émotifs, à l’esprit vif. Emotionnel et intuitif dominent, avec de belles dispositions intellectuelles et artistiques, un idéal élevé, mais le sujet est facilement épuisé et déminéralisé. Le surmenage, le stress, une alimentation carencée le conduira au découragement, à la déprime, la spasmophilie, l’hypersensibilité ou hyperémotivité.

 

La troisième constitution homéopathique est la constitution fluorique, avec une silhouette marquée par l’asymétrie et l’hyperlaxité ligamentaire. Obsessions, phobies, instabilité sont les maitres mots de cette constitution qui pourra pencher peu à peu vers un caractère hyperactif, hyper-réactif, changeant d’humeur aussi rapidement qu’il changera de profession, s’enthousiasmant aussi vite qu’il se lasse. Il pourra se pencher vers l’alcool, le tabac, les drogues dans sa recherche perpétuelle de sensations et de nouveautés pour combler son mal être et son besoin de changement. Souvent d’une intelligence au dessus de la moyenne, son parcours sera entravé par son horreur de la contrainte, de l’autorité, de la régularité du quotidien…

Bien sûr la réalité est en général plus complexe et nuancée : beaucoup de personnes sont par exemple phospho-fluoriques…

 

Le spasmophile, l’hypersensible typique :

 

Si l’hyperactivité ou troubles de déficit de l’attention a fait depuis plusieurs années l’objet de nombreuses études et descriptions, on connait moins le terrain spasmophile :

 

La spasmophilie est définie comme une hyper excitabilité musculaire et nerveuse. Elle arrive généralement sur un terrain anxieux et déminéralisé, la constitution phosphorique des homéopathes parait souvent toute désignée pour la développer.

Bien des spasmophiles ignorent ce dont ils souffrent, tant leurs maux sont divers et variés : colopathie fonctionnelle ou syndrome du colon irritable, sensation de crispation des mâchoires, contractures musculaires, difficultés à digérer, sensation de boule dans la gorge, tachycardie sans gravité, palpitations, vertiges, hypotension orthostatique (vertige se manifestant lorsque qu’on se relève rapidement), fourmillement ou engourdissement dans les extrémités, fatigue surtout au réveil, insomnie, sensation d’oppression respiratoire, anxiété, hyperémotivité, dépression légère, malaise vagal, nervosité, sensation de nœud au plexus solaire, syndrome prémenstruel, spasmes divers, crampes… la liste est longue et chaque personne ne présentera qu’une partie (plus ou moins importante ) de ces troubles.  Leur origine se trouve dans un fonctionnement perturbé de l’hypothalamus : en découlera une production augmentée d’adrénaline et un métabolisme altéré du calcium et du magnésium. Elle peut se manifester lors de changements hormonaux, comme la puberté ou la grossesse, ou à la suite d’un stress ou de surmenage prolongé. C’est ensuite un cercle vicieux qui va s’auto alimenter.

 

 

Des voies différentes, parfois un même déclencheur

Même si leurs chemins divergent, hypersensibles et hyperactifs sont souvent victimes des mêmes agresseurs et l’amélioration nécessitera les mêmes modifications de mode de vie… de nombreux facteurs déterminants pour une bonne santé du système nerveux sont à étudier.

 

Plusieurs expériences ont déjà montré le rapport entre les additifs chimiques alimentaires et la nervosité chez les enfants. En supprimant tous les aliments contenant des additifs alimentaires et les médicaments d’origine synthétique, il a été constaté une diminution significative de la nervosité.

 

En 2005 aux Etats Unis, une étude sur le sang prélevé dans le cordon ombilical de plusieurs enfants à leur naissance a donné un résultat effrayant : 287 molécules chimiques ont été détectées chez ces enfants qui venaient de naitre… Dont des métaux lourds, des phtalates, du bisphénol A. C’est dire l’ampleur de l’imprégnation actuelle.

Certaines de ces molécules font partie de la famille des perturbateurs endocriniens. Ils sont soupçonnés de perturber gravement et durablement le système neuro endocrinien, le chef d’orchestre de toutes les sécrétions hormonales de l’organisme. Ces molécules chimiques ressemblant à s’y méprendre aux hormones naturelles « dupent » l’organisme et peuvent alors prendre la place des hormones ou perturber gravement leur sécrétion ou l’organe producteur. Le système nerveux fera partie des victimes de ces dysfonctionnements.

 

Les pesticides, additifs et colorants sont également présents dans l’alimentation ; nous sommes confrontés chaque jour à des centaines de molécules chimiques, tant dans les aliments que dans leurs contenants.  Les aliments contenus dans des emballages plastiques (voire cuits dans leur emballage !) peuvent contenir des molécules chimiques ayant migré du contenant au contenu.

 

Privilégier autant que possible, les produits issus de culture ou d’élevage biologique, les aliments conservés dans du verre ou de l’inox, ou mieux encore : frais et non transformés, en vrac….semble une mesure élémentaire de protection contre une partie de l’exposition actuelle aux molécules chimiques. Prudence également avec les produits d’entretiens, les parfums d’intérieur, de nombreux produits de beauté ou d’hygiène. A noter que même le paracétamol, si facilement donné aux enfants et femmes enceintes, est suspecté par l’INSERM de se comporter comme un perturbateur neuro endocrinien.

Aluminium, plomb, mercure agissent également directement au niveau du cerveau en altérant ou inactivant l’élaboration des neuromédiateurs.

 

Rajoutons à cela le bain permanent d’ondes électromagnétiques auquel est exposé l’organisme : téléphone portable allumé jour et nuit, télévision, ordinateur, tablette, wifi, micro ondes, téléphone sans fil, montres et autres objets « connectés »….etc. perturbent l’électromagnétisme cellulaire. Diverses études ont prouvé l’impact des ondes sur la production et l’élimination de plusieurs hormones comme l’adrénaline et la mélatonine, sur le transport des ions calcium…

 

Une étude suédoise a démontré qu’une fréquence modulée de type 2G, même avec un débit d’absorption spécifique (DAS) jusqu’à plus de 100 fois inférieur à la norme pouvait ouvrir la barrière hémato-encéphalique chez les rats. Si cette barrière est déficiente, les toxines et toxiques circulant dans le sang peuvent pénétrer dans le cerveau. Il est désormais admis que confier un téléphone portable à un enfant peut altérer son développement cérébral …mais les téléphones portables ne sont plus qu’une goutte d’eau dans la liste des objets sans fil qui fleurissent dans les magasins.

 

Quand l’alimentation ne joue plus son rôle

 

Nous devrions trouver normalement dans l’alimentation tous les nutriments dont notre cerveau a besoin : omégas 3, phosphore, calcium, magnésium, vitamine B, mais les cultures intensives, les modifications génétiques pour obtenir toujours plus de productivité, le raffinage excessif ont peu à peu vidé le contenu nutritif de nos aliments. Les variétés modernes de blé ont subi tant de modifications génétiques que leur pourcentage de gluten a considérablement augmenté, rendant plus difficile sa digestion. Il en va de même pour les produits laitiers dont les protéines ne sont plus utilisables par l’organisme dès que nos dents poussent… la nature ayant prévu que le lait est l’aliment des bébés ne pouvant pas se nourrir autrement, les enzymes nécessaires à sa digestion disparaissent à ce moment là.

 

Si pour différentes raisons la caséine du lait et le gluten des céréales ne sont plus totalement digérés, mais que leur transformation s’arrête au stade des caséomorphines et glutéomorphines, ces petits groupes d’acides aminés ont la particularité de se fixer au niveau cérébral sur les récepteurs des opiacés, produisant les mêmes effets que des drogues dures comme la morphine.

Le sucre pris entre les repas aura également les mêmes effets qu’une drogue, une hyperglycémie élevé même courte permettant aux cellules nerveuses de capter beaucoup de glucose. Attention à ne pas remplacer le sucre par l’aspartame, aux effets destructeurs sur le cerveau. Le sucre pris aux repas, mélangé au bol alimentaire, passe lentement dans le sang et il n’aura pas ou peu d’hypoglycémie.

Pour finir, citons les travaux du psychiatre russe Yuri Nikolaïev qui en laissant des malades jeuner spontanément dans sa clinique a vu à sa grande surprise des améliorations et des guérisons spectaculaires chez des malades qu’on croyait incurables…

 

Depuis qu’on a découvert que l’intestin et le cerveau hébergeaient des neuromédiateurs identiques, on commence tout juste à admettre que le corps et l’esprit sont en relation et influent l’un sur l’autre… Les molécules, naturelles ou non qui peuvent avoir une action sur le système nerveux sont nombreuses : il y aura autant de réactions de défenses que de personnes, chacun réagissant suivant ses prédispositions. Hypersensibles, hyperactifs… peut être intoxiqués ?

 

Marie Chetaille

 

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